15.01.2026-28.02.2026

Rosa Turetsky Art Contemporain
Art contemporain

« À chacun son paysage »
oeuvres choisies

Frederic CLOT Marie FRECHETTE Andrea GABUTTI Ladina GAUDENZ

Paysages urbains, forêts mystérieuses, végétation étrange. Peinture, dessin et photographie selon des interprétations poétique et imaginaire du vivant.

...Frédéric Clot montre que le visible est une source de jouissance et une menace. Sa peinture rappelle la douce frayeur devant les monstres des livres illustrés pour enfant, douce parce que ce sont des livres, parce que ce sont des enfants et que des adultes qui vivent dans le monde «réel» sont là pour témoigner que ce ne sont que des livres et des illustrations. Mais nous ne sommes pas des enfants, il n’y a pas de parents pour nous rassurer, les images inquiétantes nous entourent. Le grand méchant vu n’est pas une légende. La preuve ? Frédéric Clot l’a peint. L. Wolf

Avec Marie Fréchette, les oiseaux s’offrent à nous par pans chorégraphiques, hymnes à la vie nouvelle qui accompagne la migration, survole les couloirs aériens les plus prometteurs, les plus purs, dépouillés de toute attente…
…Ils reviennent de loin. Du fond de l’âme. Là où le coeur n’a plus à attendre le renouveau. Ces oiseaux sont la renaissance, la migration intérieure qui bat au rythme des palpitations de la vie, de l’amour, de la création. Ils ont dû traverser la perte, la mort, la disparition, les continents…
…Dessins, photographies, découpes de plomb. Des installations qui témoignent des jours qui passent, des heures qui ne reviendront plus, des respirations qui rejoignent l’air de notre planète. L’air est le support essentiel pour s’envoler et créer le son. Ces chanteurs divins que sont les oiseaux ont pour partition l’air et la lumière, l’instant présent qui scintille au moment.

L’oeuvre d’Andrea Gabutti évolue aujourd’hui vers une dimension poétique où l’importance de la mémoire demeure, mais dont la fonction se transforme. Le caractère parfois étrange des représentations, associant l’imaginaire et le rêve, emmène le spectateur dans un univers onirique. Les références au monde du merveilleux laisse entrevoir subtilement les préoccupations existentielles de l’artiste. Le temps semble parfois suspendu, fixant l’impermanence des choses. Oscillant entre figuration et abstraction, les oeuvres invitent à la contemplation. I. F. Bleeker

Avec virtuosité, Ladina Gaudenz réduit cette fois-ci sa palette à une seule couleur, le blanc, pour donner forme aux éléments. Le blanc pour recouvrir partiellement la surface de lin. Le blanc pour insuffler de la vie aux sommets de l’Engadine ou aux arbres fruitiers. En d’autres termes, le blanc pour signifier l’impermanence du monde. Une manière en effet de symboliser l’énergie vitale de la nature, où tout n’est qu’éternels mouvement, transformation et recommencement, comme ce qu’il y a d’éminemment éphémère dans les saisons : la neige, la floraison. K. Tissot

Image
MARIE FRECHETTE, Migration d’outardes, 2009
impression pigmentaire
30 x 40 cm